La Ley de Modernización de la Economía francesa (en español)

La Ley de Modernización de la Economía francesa n° 2008-776 ha sido publicada en el Journal Officiel el martes 5 de agosto de 2008.

La LME, que contiene173 artículos, se presenta como una ley extensa articulada alrededor de cinco puntos claves en materia de derecho societario y derecho comercial.

1.      La creación de un estatus de auto-empresario

Este estatus concierne a las empresas cuyo volumen de negocio no sobrepase los 80.000 euros para el sector comercio y los 32.000 euros para el sector servicios.

El estatus de auto-empresario permite a toda persona que desee montar su propia empresa estar exenta de inscripción en el Registro de Comercio y de Sociedades o en el Directorio de Oficios. Hará falta simplemente declararse en el centro de formalidades de las empresas. Por otro lado, cuando el auto- empresario desee finalizar su actividad, no tendrá que someterse a formalidades u obligaciones administrativas o fiscales complejas.

En lo que concierne a las cargas sociales y los impuestos, el auto-empresario saldará a tanto alzado sus cargas e impuestos únicamente sobre lo que ha ganado, mensualmente o trimestralmente (el forfait es del 13% por una actividad comercial y del 23% por una actividad de servicios). Por otro lado, el auto-empresario no esta sometido a la TVA y el micro-empresario esta exonerado del impuesto profesional durante tres años a contar a partir de la creación de su empresa.

Para terminar, el auto-empresario está afiliado a la Seguridad Social cotizando para su jubilación. Comenzará a cotizar a la seguridad social proporcionalmente a lo que gane y desde el primer euro ganado.

2.      Un derecho simplificado para las PYMES

En lo que concierne a las las sociedades unipersonales de responsabilidad limitada (EURL), la LME prevé una aplicación de estatus tipo de pleno derecho, una exención de publicidad en el BODACC (Boletín Oficial de anuncios civiles y comerciales) por la inscripción y los cambios sucedidos en el curso de la vida de la sociedad, la posibilidad de no depositar en el Registro de Comercio y de Sociedades (RCS) el balance anual de gestión así como el derecho a no mencionar en el momento del registro el depósito de las cuentas anuales en el RCS.

En lo que respecta a las Sociétés par Actions Simplifiées (SAS), aquellas que no sobrepasen ciertos umbrales fijados por un futuro decreto (número de asalariados, volumen de negocio y del balance) no tendrán la obligación de que sus cuentas sean certificadas por un Interventor de Cuentas.

Así mismo, la LME pretende proteger el patrimonio personal del empresario individual entendiendo por patrimonio personal todos los bienes territoriales (construidos o sin construir) que no estén relacionados con un uso profesional. De esta forma, sean cuales fueran las dificultades financieras, el empresario individual podrá conservar sus bienes inmobiliarios personales.

La LME permite a los empresarios individuales, entre otras cosas, crear hoy en día su propio “fiducie”, con fines de gestión o constitución de garantías, facultad reservada hasta hoy a las sociedades.
A demás, la LME responde a una demanda formulada desde hace mucho tiempo por la patronal : el bloqueo de umbrales sociales. La ley crea, de hecho un periodo de bloqueo experimental des umbrales sociales durante tres años (hasta 2010) y una moderación durante cuatro años para los empresarios que pasen umbral de diez o veinte asalariados.

3.      Una mejora de la tesorería

El plazo de pago, que antes era de 67 días, es decir, el más amplio de Europa después de España (82 días), se rebaja a 45 días a contar a partir del último día del mes o 60 días a partir de la fecha de facturación.

Por otro lado, las penalizaciones exigibles en caso de retraso en los pagos han sido aumentadas. Así, la tasa mínima de las penalizaciones por retraso pasan de 1,5 veces la tasa del interés legal a 3 veces el mismo.

Sin embargo, algunos acuerdos derogatorios podrán ser firmados antes del 1 de enero de 2009 con el fin de escalonar hasta 2011 la conformidad de los plazos de pago entre proveedores y clientes. Hay que remarcar que por cada acuerdo derogatorio solicitado, será necesario un decreto. Las sociedades que acuerden con su proveedor una derogación en los pagos,deberán publicar estos retrasos en sus cuentas anuales.

4.      Más facilidades en el traspaso y la transmisión de empresas

Los derechos de transformación de fondos de comercio y de cesiones de derechos para las SARL descienden del 5 al 3%.

Por otro lado, mientras que el valor de la empresa no exceda los 300.000 euros, estos derechos de traspaso quedarán totalmente exonerados. Por debajo de este umbral, una exoneración de 300.000 euros sera aplicada.

La loi de modernisation de l'économie (LME 4/4) : la reprise et la transmission des entreprises facilitées

Les droits de mutation à titre onéreux des fonds de commerce et des cessions de droits pour les SARL sont abaissés de 5 à 3%.

En outre, lorsque la valeur de l’entreprise n’excède pas 300.000 euros, ces droits de mutation sont totalement exonérés. Au-delà de ce seuil,  un abattement de 300.000 euros sera appliqué.

Par ailleurs, les conditions de la reprise d’une entreprise sont allégées. Le repreneur ne devra en effet détenir que 25% au moins du capital de la société (contre 50% auparavant) pour avoir le droit de reprendre la société.

Pour plus d’informations, vous pouvez vous reporter au site Internet du Journal Officiel de la République Française: http://textes.droit.org/JORF/2008/08/05/0181/0001/

La loi de modernisation de l'économie (LME 3/4) : une amélioration de la trésorerie

Le délai de paiement, qui était auparavant de 67 jours, soit le délai le plus long d’Europe après l’Espagne (82 jours), est à présent abaissé à 45 jours fin de mois ou 60 jours nets, à compter de la date d’émission de la facture.

En outre, les pénalités exigibles en cas de retard de paiement sont renforcées. En effet, le taux plancher des pénalités de retard passe de 1,5 fois le taux d’intérêt légal à 3 fois.

Néanmoins, des accords dérogatoires peuvent être signés avant le 1er janvier 2009 afin d’étaler jusqu’en 2011 la mise en conformité de ces délais de paiement entre fournisseurs et clients. Notons en outre que pour chaque accord dérogatoire souhaité, un décret sera nécessaire. Enfin, il est à noter que les sociétés qui conviendront avec leur fournisseur d’un accord dérogatoire devront publier ces délais de paiement dans leurs comptes annuels.

La loi de modernisation de l'économie (LME 2/4) : un droit simplifié pour les PME et les TPE

Tout d’abord, en ce qui concerne les sociétés à responsabilité limitée unipersonnelles (EURL), la LME prévoit une application des statuts types de plein droit, une dispense de publicité au BODACC (Bulletin Officiel des annonces civiles et commerciales) pour l’immatriculation et les changements intervenant au cours de la vie de la société, la possibilité de ne plus déposer au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) le rapport annuel de gestion ainsi que le droit de ne plus mentionner à son registre le dépôt des comptes annuels au RCS.

En ce qui concerne les sociétés par actions simplifiées (SAS), celles qui ne dépasseront pas certains seuils fixés par un décret à venir (nombre de salariés, de chiffre d’affaires et de taille de bilan n’auront plus l’obligation de faire certifier leurs comptes par un Commissaire aux Comptes.

Ensuite, la LME entend protéger le patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel. Elle étend en effet la protection du patrimoine des entrepreneurs individuels à tous leurs biens fonciers (bâtis et non bâtis)  qui ne sont pas affectés à l’usage professionnel. Ainsi, quelque que soient ses difficultés financières, l’entrepreneur individuel pourra conserver ses biens immobiliers personnels.

La LME permet en outre aux entrepreneurs individuels de créer à présent leur propre fiducie, à des fins de gestion ou de constitution de sûretés, faculté réservée jusqu’à présent aux sociétés.

De plus, la LME répond à une demande formulée depuis très longtemps par le patronat : le gel des seuils sociaux. La loi crée en effet une période de gel expérimental des seuils sociaux sur trois ans (jusqu’en 2010) et un lissage sur quatre ans pour les entreprises qui passent le seuil de 10 ou 20 salariés. A la fin de l’année 2010, un rapport d’évaluation sera remis à la Ministre de l’Economie afin de pérenniser ou non cette mesure.
Enfin, afin de faciliter la gestion des Très Petites Entreprises, la LME fusionne le chèque emploi TPE et le titre emploi entreprise TEE. Un nouveau dispositif voit ainsi le jour, baptisé Titre Emploi Service Entreprise (TEE), dont l’objectif est de faciliter l’embauche et le paiement des salariés dans les entreprises de moins de 9 salariés, contre 5 auparavant.

La loi de modernisation de l'économie (LME 1/4) : le statut d'auto-entrepreneur

La Loi de Modernisation de l’Economie (LME) n° 2008-776 a été publiée au Journal Officiel le mardi 5 août 2008.

La LME, qui contient 173 articles, apparaît comme une loi longue axée autour de cinq points clefs en matière de droit des sociétés et de droit commercial.

Le premier concerne le statut de l'auto-entrepreneur. Il est clair que ce statut va intéresser nombre de sociétés de l'internet qui ne savaient pas comment rémunérer (légalement) les internautes offrant un service sur leur site...

Le statut d'auto-entrepreneur concerne les entreprises dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 80.000 euros pour le commerce et 32.000 euros pour les services.

Le statut d’auto-entrepreneur permet à toute personne désireuse de monter sa propre activité d’être dispensée d’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés ou au Répertoire des Métiers. Il lui suffit simplement de se déclarer auprès du centre de formalités des entreprises. En outre, lorsque l’auto-entrepreneur souhaitera mettre fin à son activité, il ne sera pas non plus soumis à des formalités ou à des obligations administratives ou fiscales complexes, y compris a posteriori.

En ce qui concerne les charges sociales et les impôts, l’auto-entrepreneur s’acquittera forfaitairement de ses charges et impôts uniquement sur ce qu’il gagne, mensuellement ou trimestriellement (le forfait est de 13% pour une activité commerciale et de 23% pour une activité de services). En outre, l’auto-entrepreneur n’est pas soumis à la TVA et le micro-entrepreneur est exonéré de taxe professionnelle pendant trois ans à compter de la création de son entreprise.

Enfin,  l’auto-entrepreneur est affilié à la Sécurité Sociale et valide des trimestres de retraite. Il n’est prélevé de ses cotisations sociales et de ses contributions sociales qu’à partir du premier euro gagné et à hauteur de ce qu’il gagne.


Préjudice réparable et rupture abusive de pourparlers portant sur la cession de droits sociaux

Pour le moment très peu commenté, l'arrêt reproduit ci-dessous, partiellement, présente toutes les caractéristiques de l'arrêt de principe... à retenir donc...

Cass. 3e civ., 28 juin 2006, n° 04-20.040, FP-P+B+R+I, Sté Antinéas c/ SCI Longson (JurisData n°2006-034261) :

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Nouveauté : la location d'actions

Location_dactions_1La loi n°2005-882 du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises a mis en place un nouveau dispositif de location d’actions ou de parts sociales.

Le but est clairement identifié : facilité la transmission des entreprises françaises.

Dépassant cette analyse prima facie, il est possible d’imaginer un intérêt certain à ce dispositif dans les sociétés ayant deux types d’actionnaires passifs et actifs :

- les passifs « bailleurs » : ils recevront un loyer, c'est-à-dire un revenu dont les versements et le montant sont assurés et indépendants des décisions et des performances des actionnaires actifs. De plus, il est à noter que le bailleur a le droit de vote dans les assemblées statuant sur les modifications statutaires ;

- les actifs « locataires » : ils percevront un dividende plus en adéquation avec leur travail au sein de l’entreprise.

Force est de constater que la mise en place de cette location d’un type particulier n’est pas dès plus aisée : modification des statuts, signification à la société par voie d’huissier de justice (article 1690 du Code civil) ou acceptation par acte authentique, évaluation des actions louées - certifiée par un commissaire aux comptes - en début et en fin (voire à chaque exercice lorsque le bailleur est une personne morale).

La dernière obligation peut être un moyen intéressant d’évaluation et de suivi de la société (cela facilite très clairement l’évaluation des actions lors de l’entrée d’investisseurs).

En ce qui concerne la durée de la location, la loi est très souple, elle sera en général d’un an renouvelable par tacite reconduction.

Quid des aspects fiscaux ? Le bailleur, personne physique, sera vraisemblablement imposé au titre des BIC. C’est donc un désavantage certain puisqu’il ne pourra bénéficier de l’abattement de 50% applicable aux dividendes. La location sera donc privilégiée lorsque l’existence de dividendes est incertaine. Le locataire quant à lui sera vraisemblablement imposé sur les dividendes reçus et bénéficiera de l’abattement de 50% (charge déductible).

Après une analyse fine fiscale, la location d’actions apparaît en conséquence comme une technique adaptée aux sociétés comportant à la fois des actionnaires passifs et actionnaires actifs et permettant de prévenir certains risques de conflits.

L'entrepreneur et l'investisseur individuel

InvestisseursLes jeunes entreprises rencontrent souvent durant leurs premières années des problèmes de financement. Ces derniers mois, certaines d’entre elles ont utilisé à bon escient un dispositif fiscal relativement peu connu : la réduction d’impôt prévue par l’article 199 terdecies-0 A du Code général des impôts, spéciale investisseur individuel.

Cette aide concerne les investissements, par souscription au capital initial ou par augmentation de capital, dans les petites et moyennes entreprises non cotées soumises à l’impôt sur les sociétés et qui sont détenues à plus de 50% par des personnes physiques ou par des sociétés de famille.

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Réunions des conseils d'administration et de surveillance : assouplissements des exigences légales

Salle_de_visioconferenceLa loi n° 2005-842 du 26 juillet 2005 "pour la confiance et la modernisation de l'économie" (dite loi Breton) a étendu les possibilités de participation aux réunions des conseils d'administration et de surveillance des sociétés anonymes françaises.

Le troisième alinéa de l'article L. 225-37 du Code de commerce est rédigé ainsi : "Sauf lorsque le conseil est réuni pour procéder aux opérations visées aux articles L. 232-1 et L. 233-16 et sauf disposition contraire des statuts, le règlement intérieur peut prévoir que sont réputés présents, pour le calcul du quorum et de la majorité, les administrateurs qui participent à la réunion par des moyens de visioconférence ou de télécommunication permettant leur identification et garantissant leur participation effective, dont la nature et les conditions d'application sont déterminées par décret en Conseil d'État. Les statuts peuvent limiter la nature des décisions pouvant être prises lors d'une réunion tenue dans ces conditions et prévoir un droit d'opposition au profit d'un nombre déterminé d'administrateurs".

Le troisième alinéa de l'article L. 225-82 du même code est rédigé ainsi : "Sauf lorsque le conseil est réuni pour procéder aux opérations visées au cinquième alinéa de l'article L. 225-68 et sauf disposition contraire des statuts, le règlement intérieur peut prévoir que sont réputés présents, pour le calcul du quorum et de la majorité, des membres du conseil de surveillance qui participent à la réunion par des moyens de visioconférence ou de télécommunication permettant leur identification et garantissant leur participation effective, dont la nature et les conditions d'application sont déterminées par décret en Conseil d'État. Les statuts peuvent limiter la nature des décisions pouvant être prises lors d'une réunion tenue dans ces conditions et prévoir un droit d'opposition au profit d'un nombre déterminé de membres du conseil de surveillance".

Il est à noter que la loi ne définit pas, ni ne désigne les moyens de communication autres que la visioconférence (moyen de retransmission vidéo interactive relativement onéreux). Si l'on s'en rapporte aux travaux parlementaires préparatoires, il semble que le législateur visait principalement les conférences téléphoniques et les potentialités d'Internet, procédés d'ores et déjà admis dans de nombreux pays (dans certains États aux USA, au Royaume-Uni, en Allemagne ou en Italie) (Rapp. G. Carrez).

En conclusion, il s'agit donc d'une souplesse appréciable mais qui soulève de nombreuses interrogations dues à une rédaction perfectible... le progrès technologique ne rime pas forcément avec la précision juridique...

Les actions de préférence convertibles

« All shareholders are equal, but some are more equal than others », telle pourrait être la devise de l’ordonnance du 24 juin 2004 portant réforme du régime des valeurs mobilières.

Les actions de préférence sont un des principaux exemples de l’approche libérale de ce texte.

Encore peu usitées par les praticiens, il est intéressant de noter l’existence d’un type particulier d’actions de préférence, les actions de préférence convertibles (« APC »).

Ces actions sont prévues à l’article L.228-14 du Code de commerce qui prévoit dans son alinéa premier que « les actions préférence peuvent être converties en actions ordinaires ou en actions de préférence d'une autre catégorie".

La création de cet instrument répond très clairement à un besoin formulé par les venture capitalists anglo-saxons (notamment anglais cf. Income and Corporation Taxes Act 1998), désireux d’ajuster au plus près le niveau de leur participation en fonction de la valorisation de la société.

L’ajustement permis par ces actions intervient généralement lors d’une opération financière, notamment en vue d’une augmentation ou d’une baisse du capital social, ou lors d’une opération de cession de la société.

Les principales caractéristiques des APC sont les suivantes.

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